Le Lëtzebuerger Online Dictionnaire (LOD) est un outil officiel de documentation de la langue luxembourgeoise, dont les origines remontent au Règlement grand-ducal du 29 juillet 1999 portant création du Conseil permanent de la langue luxembourgeoise.
Unique en son genre de par son ambition et son envergure dans le paysage lexicographique luxembourgeois actuel, le LOD s'inscrit en plein dans le contexte plurilingue caractéristique du Grand-Duché.
Le présent document vise à éclairer les choix de traitement et d'organisation retenus pour ce répertoire associant quatre langues de traduction (allemand, français, anglais, portugais) aux termes du luxembourgeois contemporain et à en expliquer en détail le fonctionnement.
Depuis sa création par la Loi du 20 juillet 2018 relative à la promotion de la langue luxembourgeoise, le Centre pour le luxembourgeois (Zenter fir d'Lëtzebuerger Sprooch, zls.lu) s'occupe de la maintenance et du développement du LOD.
Le LOD renferme des composants microstructurels susceptibles de figurer dans ou d'être associés tantôt à des articles de dictionnaires monolingues (synonymes, locutions glosées, ...), tantôt à des articles de dictionnaires bilingues (dispositif traductionnel, ...), tantôt aux deux (subdivisions sémantiques, contextualisations, marquage d'emplois, ...), ce qui constitue son originalité d'un point de vue lexicographique.
Sans que cela ne dise quoi que ce soit au sujet la qualité dictionnairique du LOD, force est donc de constater que ce répertoire résiste à une classification dichotomique traditionnelle : Associant quatre langues cibles de traduction aux termes de sa nomenclature luxembourgeoise, le LOD est a priori un dictionnaire multilingue.
Cependant, la définition,
en début de projet, d'un public cible et de fonctionnalités
lexicographiques adaptées au contexte plurilingue du Grand-duché induit
une classification plus nuancée, explicitée dans le chapitre suivant.
Le public cible du LOD
inclut aussi bien les utilisateurs luxembourgophones natifs que les
utilisateurs allophones maîtrisant au moins l'une des quatre langues de
traduction du dictionnaire, à condition bien sûr qu'ils s'intéressent à
la langue luxembourgeoise dans une démarche couverte par l'une des
fonctionnalités offertes par le dictionnaire.
Les fonctionnalités couvertes par le dictionnaire sont les
suivantes :
-
grâce aux équivalents traductionnels
Il s'agit cependant de relativiser certaines des fonctionnalités reprises ci-dessus :
- concernant les
utilisateurs allophones
- concernant tous les utilisateurs
La nomenclature
initiale du LOD (intitulé à l'origine Dictionnaire
Pratique de la Langue Luxembourgeoise), établie d'abord par
exploitation statistique du corpus LuxText,
comportait autour des 20.000 termes.
Complétée et homogénéisée, la nomenclature compte actuellement environ 28.000 termes et se stabilisera probablement à moyen terme autour de 34.000.
Elle est développée par
La plupart des termes à la nomenclature du LOD sont des mots de la langue. Quantitativement, la répartition d'articles marqués comme décrivant un terme appartenant à une certaine catégorie grammaticale se présente de la sorte :
- substantifs : ~ 58,4 %
Les noms propres constituent, quant à eux, à peu près 5 % de la nomenclature du dictionnaire. Les noms propres actuellement admis sont les noms de pays, les noms de localités (luxembourgeoises et limitrophes), ainsi que les noms de cours d'eau luxembourgeois.
Il est prévu d'admettre
de nouveaux types de noms propres à moyen terme. De premiers tests
sont en cours en ce sens.
L'intégration de termes spécialisés sera systématisée une fois que la nomenclature de base sera stabilisée et ne nécessitera plus qu'un travail de maintenance. Cette intégration se fera idéalement en collaboration avec des experts. De premiers contacts ont déjà été établis en ce sens, notamment en ce qui concerne la terminologie médicale.
Étant donné que le LOD
ne dispose que de droits de consultation sur la plupart des textes qui
constituent LuxText, les passages intéressants repérés pour un
lemme donné servent avant tout comme source de documentation. Les
citations sont exceptionnelles.
L'organisation des articles a été pensée selon un système strictement alphabétique, même si cette organisation n'est pas forcément visible lors d'une consultation en ligne, au cours de laquelle l'utilisateur ne se voit présenter qu'un sous-ensemble (souvent limité à 1) d'items linguistiques catégorisés :
Toujours est-il que,
lorsqu'une recherche sur le site https://www.lod.lu/ est ambiguë et que
le terme recherché est susceptible de renvoyer à plus d'un article, la
liste des résultats est classée alphabétiquement :

Le contenu du Lëtzebuerger
Online Dictionnaire est subdivisé en articles dictionnairiques.
Chacun de ces articles répertorie des informations pertinentes par
rapport à un item linguistique dont la forme lemmatisée constitue
l'adresse de l'article en question.
La trame générale des
articles pleins se définit cependant de la sorte :
Chaque article est ainsi
structuré en autant de subdivisions de même nature qu'il comporte
d'emplois distingués, chacune de ces unités de traitement étant
introduite par un chiffre arabe en début de ligne :
Ces subdivisions numérotées constituent le seul niveau de structuration valant pour tous les articles du LOD traitant de plus d'un emploi.
Les articles ne traitant qu'un seul emploi ne sont ni structurés, ni numérotés, comme le montre l'article planzlech reproduit ci-dessus.
Un chapitre à part est
dédié à ce dispositif de sous-adressage.
Certains des exemples
précédemment cités cumulent plusieurs critères de distinction. Ils ont
été choisis pour illustrer le critère le plus évident les concernant.
La plupart des items d'adressage sont monolexicaux. De rares items sont polylexicaux, comme certains emprunts au français,
certains noms propres,
ainsi que de rares
locutions prépositives
ou adverbiales :
Ces termes polylexicaux constituent moins de 2 % de la nomenclature du dictionnaire. Par contre, de nombreux articles présentent un dispositif de sous-adressage de séquences incluant les mots mis en adresse. Un chapitre à part leur est dédié.
Les items d'adressage
sont suivis d'une indication concernant leur catégorie grammaticale. Dans le LOD, il est
distingué entre 12 catégories, qui se répartissent de la sorte :
- déclinables : substantifs, verbes, adjectifs, pronoms, articles, nombres (ordinaux) (cf. le chapitre « Informations flexionnelles »)
- indéclinables : adverbes, nombres (cardinaux), prépositions, conjonctions, particules et interjections
Les informations grammaticales disponibles au sujet de ces différentes catégories sont les suivantes :
- pour les substantifs, l'indication « substantif » est en outre suivie d'une indication concernant le genre du mot traité,
sauf dans les cas où le substantif traité ne s'utilise que dans la forme du pluriel :
Lorsque plusieurs genres sont possibles pour un substantif donné, cela
est indiqué de la sorte :

Les formes substantivées d'adjectifs et de verbes ne sont pas lemmatisées et adressées dans le LOD. On les retrouve néanmoins au sein de contextualisations illustrant les articles qui traitent les verbes et les adjectifs correspondants, à condition que l'usage de la forme lemmatisée soit notable du point de vue de sa fréquence :
- pour les verbes, la
distinction est faite entre verbes pleins, marqués simplement
« verbe »,
verbes de modalité

Pour les verbes pleins,
l'information catégorielle est complétée par d'autres informations
grammaticales, qui relèvent alors du critère de structuration des
articles correspondants en unités grammaticales, introduites par le
symbole » .
Ces informations sont le
typage des constructions : transitivité (« transitif », «
intransitif »), pronominalité (« pronominal »)
et impersonnalité (« impersonnel »,
«
également impersonnel ») :

- pour les adjectifs, la
distinction est faite entre adjectifs déclinables, marqués simplement
« adjectif », et adjectifs invariables :

Lorsque l'usage adverbial
d'un adjectif luxembourgeois diffère sémantiquement des usages
adjectivaux décrits, le terme en question est traité dans deux articles
à adresses homographes, une fois comme adjectif, une fois comme adverbe
:


Un article n'est consacré
aux adjectifs dérivés du participe passé d'un verbe qu'à condition que
le verbe en question ne soit pas ou plus attesté, ou qu'il existe un
écart sémantique notable :


Lorsqu'il existe un lien
sémantique fort, l'adjectif dérivé n'est pas décrit au sein d'un article
dédié, mais peut être montré grâce à une contextualisation dans
l'article traitant le verbe correspondant :

N.B. : lorsqu'un
utilisateur cherche la forme fléchie d'un adjectif dérivé d'un participe
passé pour lequel il n'existe pas d'article dédié conformément aux
critères précédemment décrits, le système lui retourne l'article du
verbe correspondant :

- pour les nombres, la distinction est faite entre nombres cardinaux et nombres ordinaux :



avec, pour les pronoms possessifs, une distinction entre « possesseur » (concerné par les informations qui précèdent le signe « + ») et « possédé » (concerné par les informations qui suivent le signe « + ») :


L'information catégorielle est complétée par d'autres informations grammaticales, qui relèvent alors du critère de structuration des articles correspondants en unités grammaticales, introduites par le symbole » . Ces informations sont le nombre, le genre et le cas :

- pour les noms propres,
les adverbes (non pronominaux), les prépositions, les conjonctions, les
particules et les interjections, aucune distinction particulière n'est à
signaler.
En ce qui concerne les prépositions, l'information catégorielle est complétée par une autre information grammaticale, qui relève alors du critère de structuration des articles correspondants en unités grammaticales, introduites par le symbole » . Cette information concerne le cas du complément :

Bon nombre d'articles dictionnairiques du LOD présentent, comme élément(s) microstructurel(s), certaines formes fléchies du mot traité.
C'est notamment le cas en ce qui concerne les substantifs, pour lesquels la (ou les) forme(s) du pluriel est (sont) répertoriée(s). Il s'agit principalement de formes du pluriel attestées, et non pas de formes purement construites, même si des procédures d'homogénéisation peuvent impliquer l'ajout de formes non documentées.
L'ordre dans lequel
apparaissent les formes du pluriel n'est pas indicatif de leur
fréquence.
Dans les articles dédiés à la description d'un verbe, le participe passé, en tant que l'une des formes verbales de base, est systématiquement affiché. La forme du participe passé est précédée d'une indication concernant le verbe auxiliaire (« hunn » ou « sinn ») utilisé pour la construction des temps composés du verbe concerné :
Des tableaux flexionnels
complets peuvent être affichés pour les adjectifs déclinables et pour
les verbes conjugables. Un chapitre à part leur est dédié.
Les items de
sous-adressage, qui apparaissent en rouge en début d'unité de sens, ont
vocation soit à fournir des informations sur les conditions
particulières d'insertion dans des énoncés des mots à propos desquels
elles sont évoquées, comme ici la
construction d'un verbe avec une préposition,
soit à montrer des associations lexicales figées :

Lorsqu'une unité de sens
traite un tel item polylexical, la majorité des autres éléments
microstructurels s'articulent autour de cet item, aux dépens du seul
terme constituant l'adresse principale de l'article en cours.
Ainsi, les éléments
traductionnels proposent un (ou des) équivalent(s) qui couvre(nt)
sémantiquement l'item de sous-adressage dans son ensemble. Il en va de
même pour les synonymes :

Deux expressions alternatives de même signification, mais pouvant présenter de légères différences structurelles, sont séparées par une barre oblique,

sauf dans les cas où l'existence de variantes peut être signalée par un jeu de parenthèses (cf. le chapitre « Expression et signification de l'optionnalité ») :

Deux expressions
semblables, mais de signification différente, sont séparées par un point
virgule. L'ordre dans lequel apparaissent les équivalents traductionnels
et les contextualisations est alors conditionné par l'ordre dans lequel
sont listées les deux sous-adresses, comme le montre cette unité de sens
de l'article Kaart :

Le dispositif
traductionnel est l'élément central du fonctionnement du Lëtzebuerger
Online Dictionnaire. C'est en effet grâce à ce dispositif que l'on
accède au(x) sens des mots luxembourgeois décrits.
Traditionnellement, c'est la lexicographie monolingue qui produit des répertoires dédiés avant tout à la description sémantique d'un lexique donné. Cette description se fait alors par l'intermédiaire de définitions formulées dans la même langue que celle à laquelle appartiennent les termes à décrire, comme l'illustre l'exemple suivant, qui reprend l'article minimiser de la version numérique 5.3 du Petit Robert de la langue française (consulté le 26 mai 2020) :
Un tel dispositif ne permet l'accès au sens du terme traité qu'à condition de maîtriser, au moins de façon élémentaire, la langue de définition, qui est également la langue des termes à la nomenclature.
La lexicographie bilingue, quant à elle, est le plus souvent orientée vers l'encodage dans une langue autre que celle à laquelle appartiennent les termes à la nomenclature d'un dictionnaire donné.
Dans l'exemple suivant, qui reprend l'un des deux articles glace de la version électronique de la 3e édition (2015) du PONS Großwörterbuch Französisch-Deutsch, des sélecteurs sémantiques, tels que « (miroir) » et « (plaque de verre) » orientent alors les utilisateurs vers la (les) traduction(s) pertinente(s) pour un sens donné du terme traité :
Pensé avant tout pour un outil d'aide à l'encodage, un tel dispositif ne permet pas forcément d'accéder au sens du terme en adresse, car la potentielle polysémie non désambiguïsée des équivalents traductionnels proposés autorise tout au plus à émettre des hypothèses quant au contenu sémantique dudit terme.
Le Duden online Wörterbuch (http://www.duden.de, consulté le 26 mai 2020) définit notamment onze sens distincts, dont cinq sont affinés à l'aide de sous-unités sémantiques, pour le mot allemand Spiegel, proposé comme équivalent dans la première subdivision de l'article glace reproduit ci-dessus.
L'originalité du LOD réside dans le fait que les sélecteurs sémantiques, caractéristiques de la lexicographie bilingue, ne s'appliquent pas au niveau de la langue de départ (le luxembourgeois), mais aux langues cibles (l'allemand, le français, l'anglais et le portugais) du dictionnaire. C'est la raison pour laquelle le terme de « clarificateur sémantique » sera utilisé pour parler de ce composant microstructurel dans la suite du présent document.
Dans les exemples
suivants, qui reprennent les articles Bürosklamer et Trombonn
du LOD, les éléments de clarification français « [petite
agrafe] » et « [instrument de musique] » suivent
l'équivalent traductionnel et permettent à l'utilisateur de comprendre
lequel parmi les sens qui lui sont connus pour l'équivalent «
trombone » est celui
qui est pertinent au sein de l'article consulté :
Ce dispositif permet
aussi bien aux utilisateurs luxembourgophones qu'aux utilisateurs
allophones maîtrisant au moins l'une des quatre langues de traduction
utilisées dans le LOD d'accéder au(x) sens des termes
luxembourgeois traités : les premiers activeront leurs compétences
multilingues, les seconds, idéalement, leurs compétences en langue
maternelle, pour saisir, grâce au couple « équivalent
traductionnel / clarificateur sémantique », le sens décrit au
sein d'une unité sémantique donnée.
| substantif | verbe | adjectif | ||
| Clarification par cooccurrent(s) privilégié(s) | Complément (avec article indéfini) | Abschnitt […] FR passage [d'un texte] | adoptéieren
[…] FR adopter
[un enfant] brauen […] FR brasser [de la bière] |
|
| Sujet (sans article) | quaken […] FR cancaner [canard] | |||
| Nom qualifié (sans article) | abordabel […] FR abordable [prix] | |||
| Clarification par contexte extralinguistique | Ambiance […] FR ambiance [dans un groupe] | ausdrécken […] FR presser [pour extraire un liquide] | ||
| Hyperonyme ou synonyme | Bréck […] FR pont [construction] | amputéieren […] FR amputer [opérer] | ||
| Définition
(souvent minimale) |
Bréck […] FR bridge [prothèse dentaire] | bestätegen […] FR confirmer [affirmer l'exactitude de] | schléifreg […] FR somnolent [qui a envie de dormir] |
Ils sont précédés de l'abréviation normalisée ISO 639-1:2002 de la langue de traduction, « DE » pour l'allemand, « FR » pour le français, « EN » pour l'anglais et « PT » pour le portugais :



Chaque unité de sens compte au moins un équivalent traductionnel par
langue. La virgule est utilisée pour séparer plusieurs
équivalents :
N.B. : la coprésence de deux ou de plusieurs équivalents traductionnels synonymes (partiels) au sein d'une même unité de sens rend souvent superflu l'ajout d'un élément de clarification sémantique, dans la mesure où les différents équivalents sont susceptibles d'assumer un rôle de clarificateur à l'égard de leurs voisins :
- la description
sémantique sous forme de définition
Pour certains rares termes intraduisibles (moins de 0,03 % des unités de sens sont concernées), une définition est proposée à l'utilisateur. L'élément définitionnel est introduit comme tel par un introducteur « [définition] » entre crochets :
- la description
fonctionnelle
Des éléments de description fonctionnelle entre accolades sont mis à profit lorsqu'une description sémantique (par équivalence, avec ou sans clarification, ou par définition) n'est pas envisageable pour un terme donné. C'est notamment le cas pour les particules, qui, abstraction faite de l'allemand, ne se traduisent que rarement vers l'une des langues cibles du LOD :
Les contextualisations commencent par une minuscule, sauf si le premier mot est un substantif ou tout autre mot s'écrivant toujours avec une initiale majuscule. Le point n'est pas utilisé pour marquer la fin de la phrase :
Par ailleurs, les règles
syntaxiques, orthographiques et de ponctuation en vigueur sont
respectées.
Les questions se
terminent par un point d'interrogation, les phrases exclamatives par un
point d'exclamation :
Les phrases contenant
un verbe principal au mode impératif se terminent par un point
d'exclamation :
Une part importante des contextualisations du LOD sont suivies par une clarification en luxembourgeois entre crochets.
Il s'agit soit de phrases figées ou quasi-figées (idiotismes et proverbes) dont l'explicitation sémantique requiert une clarification globale,

soit de
contextualisations qui ne sont pas figées dans leur entièreté et ne
demandent donc qu'une clarification partielle :

Les contextualisations glosées peuvent présenter des variantes, de même signification, mais avec de légères différences structurelles. Ces variantes sont alors séparées par un point-virgule :

Lorsque deux clarifications sémantiques sont possibles pour une contextualisation donnée, celles-ci sont également séparées par un point-virgule :


Chaque unité de sens d'article plein du LOD est susceptible de présenter un ou plusieurs terme(s) synonymique(s) pertinent(s) pour l'unité en cours, précédé(s) de l'introducteur « synonyme » ou « synonymes », en fonction du nombre de termes retenus pour ladite unité. Plusieurs termes synonymiques se suivent sur la même ligne, sont séparés par des virgules et apparaissent dans l'ordre alphabétique :
La pertinence des
termes candidats est d'abord évaluée par rapport à leur capacité à
pouvoir remplacer le mot traité dans les contextualisations non glosées sans qu'une
variation sémantique n'affecte ces dernières. Une relation sémantique
hiérarchique (de type hyperonyme / hyponyme) ou partielle peut donc
impliquer une absence de réciprocité.
Le degré de formalité des termes considérés est également pris en considération. Ainsi, seul un terme considéré comme égal ou plus positif sur l'échelle du degré de formalité que le terme traité peut être retenu comme terme synonymique :

Les termes synonymiques sont, dans la grande majorité des cas (~ 90%), des termes monolexicaux, comme le montrent les exemples précédents.
Les termes synonymiques polylexicaux concernent la plupart du temps un terme lui-même polylexical, figurant soit en adresse principale, ce qui est assez rare,
soit en sous-adresse de l'article en cours :


Chaque article de réadressage (cf. le chapitre « Article de réadressage ») est susceptible de présenter un ou plusieurs terme(s) synonymique(s) pertinent(s) pour le terme figurant en adresse principale, selon les principes d'affichage évoqués précédemment :

De par la nature de ce type d'article, aucune distinction sémantique, telle que pratiquée au sein des articles pleins, ne peut être opérée localement. En cas d'ambiguïté, il s'agit donc de s'en référer à l'article vers lequel renvoie l'article en cours :


Cet inconvénient devrait
être pallié à moyen terme, lorsque les articles de réadressage seront
développés.
Les marques diaphasiques signalent des degrés positifs ou négatifs dans la formalité de l'expression par rapport à un lexique, non marqué, posé comme neutre de ce point de vue. Dans le LOD, les marques diaphasiques sont les suivantes :


- « grossier », qui sert à signaler des usages non formels qui sont susceptibles de choquer et ne passent pas inaperçus dans les échanges du quotidien :

- « vulgaire », qui sert à signaler des usages s'écartant le plus fortement de la neutralité énonciative et ont généralement un référent lié à la sexualité :

- « langage enfantin », qui a vocation à coder des items lexicaux typiques d'échanges entre adultes et très jeunes enfants :

Les marques diaévaluatives signalent des termes qui permettent aux locuteurs d'exprimer un positionnement énonciatif par rapport au contenu de leurs propos. Une seule marque de ce type est utilisée.
- « péjoratif », qui indique qu'un mot permet d'envisager son référent sous un aspect défavorable :

La marque diachronique « vieilli » signale un certain degré d'obsolescence d'usages qui gardent cependant une vitalité relative du moins dans la compétence passive de certains locuteurs natifs :

N.B. : une unité de sens donnée peut être porteuse de plusieurs marques :

Les contextualisations glosées peuvent être porteuses d'une marque d'usage diaphasique. Les marques affectant les exemples ne signalent que les cas où il existe un écart par rapport au degré de formalité du terme traité considéré isolément.
De plus, la marque
diaévaluative « ironique »,
plutôt rare, est spécifique aux contextualisations glosées :

À chaque verbe et à chaque adjectif décrit au sein du LOD est a priori associé un tableau des formes fléchies.
Les deux tableaux suivants illustrent l'ensemble des formes susceptibles d'être montrées pour les verbes

et pour les adjectifs :

N.B. : les formes du
comparatif formées grâce à « méi », de loin les plus
fréquentes en luxembourgeois, ne sont pas déclinées, étant donné que les
formes fléchies du positif couvrent celles du comparatif :

Une forme n'est montrée qu'à condition qu'elle soit attestée.
La
barre oblique (« / »)
peut signaler l'absence de forme(s) sémantiquement
viable(s) ou attestée(s)



L'ordre dans lequel apparaissent les formes ainsi séparées n'est pas indicatif de leur fréquence.
Le pronom réflexif est
repris dans les tableaux associés aux verbes pronominaux :

Ce pronom est entre
parenthèses lorsqu'une forme donnée correspond à une forme de verbe
potentiellement, mais pas nécessairement, réflexif :

Aucun
tableau n'est associé aux rares verbes n'existant qu'à l'infinitif au
sein d'associations lexicales figées (cf. le chapitre « Informations
flexionnelles ») et aux adjectifs considérés comme étant
invariables (cf. le chapitre « Catégorisation des items mis
en adresse »).
Les informations phonétiques sont véhiculées dans le LOD par l'intermédiaire d'un fichier audio.
Les formes lemmatiques des mots mis en adresse sont sonorisées pour tous les articles.
Pour l'article fiicht, on peut donc entendre prononcer la forme fiicht.

Pour les articles, y compris ceux de réadressage vers d'autres articles, qui comportent un composant flexionnel à la suite de l'adresse, ce qui est le cas, à certaines exceptions près, pour ceux qui traitent de verbes ou de noms, les formes fléchies mentionnées sont prononcées.
Pour l'article Tru, on peut donc entendre prononcer les formes Tru et Truen.

Pour l'article pfleegen, on peut donc entendre prononcer les formes pfleegen et gepfleegt.

Pour l'article Bau, on peut donc entendre prononcer les formes Bau, Bauten et Bai.

Pour chaque forme enregistrée, une seule prononciation, considérée comme étant la plus commune, est retenue. L'ajout de prononciations alternatives est envisagé à moyen terme.
La grande majorité des
séquences prononcées le sont par une même voix féminine, les autres le
sont par deux voix masculines.
La trame générale des
articles de réadressage se définit de la sorte :
item d'adressage catégorie grammaticale - nature du renvoi ↗lien vers l'article principal
Ces articles, dont le nombre est assez conséquent (environ 13 %), proposent un contenu limité à celui de la zone d'entrée des articles pleins, avec les variations propres aux différentes catégories lexicales, suivi d'un lien vers l'article cible et d'un typage du statut de l'item de départ par rapport à l'item d'arrivée.Grâce à ce dispositif, on
distingue





Seul les renvois entre
variantes orthographiques établissent une hiérarchie d'importance entre
mots traités, la
graphie du mot qui constitue l'adresse de l'article cible étant
considérée comme préférable à la graphie du mot qui
constitue l'adresse de l'article source (cf. le chapitre « Orthographe
luxembourgeoise »).
À moyen terme, il est
prévu de développer certains articles de réadressage pour en faire des
articles pleins, notamment ceux qui traitent les formes féminines et
masculines.
Les mots nouvellement admis à la nomenclature du LOD sont accessibles à l'utilisateur grâce à un dispositif particulier, à savoir l'ébauche d'article.
La trame générale des ébauches se définit de la sorte :
Ces articles particuliers permettent d'accéder à un sous-ensemble des fonctionnalités offertes par le dictionnaire (cf. le chapitre « Public cible et fonctionnalités »), en attendant que les procédures de rédaction et de relecture prévues par le cahier des charges ne permettent de toutes les débloquer.
Un encadré renseigne l'utilisateur sur la nature incomplète de l'article consulté :

Des encadrés situés en fin d'article permettent de véhiculer des informations qui ne pourraient l'être grâce aux éléments microstructurels précédemment décrits.
Leur contenu textuel n'est pas contraint a priori, mais une certaine régularité s'observe pour des contenus comparables, comme ceux qui concernent les changement orthographiques induits par le texte D'Lëtzebuerger Orthografie, publié fin 2019 et faisant depuis autorité en matière d'orthographe luxembourgeoise :

Les informations à caractère historique et/ou culturel constituent, à côté des informations orthographiques, le gros de ce que l'utilisateur peut s'attendre à trouver dans les encadrés d'information :

Durant une première phase expérimentale, toujours en cours actuellement, les encadrés d'information ne sont disponibles qu'en luxembourgeois. Il est prévu à moyen terme de les traduire dans les quatre langues cibles du dictionnaire.
Les parenthèses rondes servent, pour certains éléments microstructurels du LOD, à signaler des séquences optionnelles.
Les éléments concernés sont notamment les items de sous-adressage,


les contextualisations

et les synonymes :

L'optionnalité se propage le plus souvent (on retrouve alors des séquences entre parenthèses au sein de plusieurs éléments d'une même unité de sens),

mais pas toujours, comme
le montrent certains exemples qui précèdent.
Ces exemples illustrent
également des cas pour lesquels la séquence entre parenthèses est
facultative. Les parenthèses sont alors un moyen de montrer des
variantes dans l'usage.
Dans d'autres cas, le
caractère optionnel de la séquence entre parenthèses a d'autres
implications, notamment syntaxiques, lorsque, au sein d'un patron de
construction, cette séquence renseigne sur le caractère facultatif du
complément :

La distinction entre les
deux interprétations possibles des séquences entre parenthèses n'est pas
marquée typographiquement, mais pourrait l'être à moyen terme.
Les règles orthographiques observées au sein du LOD sont celles qui sont définies par le texte actuellement en vigueur, édité par le Centre pour le luxembourgeois (Zenter fir d'Lëtzebuerger Sprooch, zls.lu). Ce texte (D'Lëtzebuerger Orthografie) peut être consulté et téléchargé à l'adresse suivante : https://portal.education.lu/zls/orthografie.
La fenêtre située en haut à gauche de l'écran sert à saisir les mots à rechercher. Un menu permet de sélectionner la langue de recherche, le luxembourgeois étant sélectionné par défaut :

Le système permet également de chercher les nombres de 0 à 999999. Pour
cela, il suffit de saisir des chiffres (« 2318 » p.ex.).
À condition que le navigateur le permette, des suggestions sont faites en cours de saisie. Le moteur de recherche est insensible à la casse et aux accents :


Lorsque l'utilisateur
effectue une recherche en luxembourgeois et que le système ne trouve pas
de correspondances, une liste de propositions valides à graphie proche
est générée. Un
clic sur l'une des propositions relance la recherche avec le terme
sélectionné.

Lorsque l'utilisateur recherche un mot allemand, français, anglais ou portugais, le système propose une liste des articles au sein desquels le mot recherché figure comme élément de traduction :


N.B. : la langue du
paratexte est liée à la langue de traduction. Lorsque l'utilisateur
choisit d'afficher simultanément les langues de traduction allemande et
française (option « DE + FR »),
le paratexte est en luxembourgeois.
Il est possible de
cliquer sur les mots des exemples et sur les synonymes afin d'afficher
les articles dictionnairiques correspondants.

Les liens permettant d'accéder aux articles peuvent être partagés sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter ou envoyés par e-mail en cliquant sur les icônes correspondantes, affichées sous les contenus dictionnairiques :
